Société des Naturalistes et Archéologues de l’Ain

Fritillaires en val de Saône

Le printemps en couleurs et en chants
Publié le mardi 9 avril 2019 par Régis KRIEG-JACQUIER
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C’est une grosse équipe de Natus qui s’est formée ce dimanche 31 mars dans les prairies du val de Saône. Initialement prévue le 7 avril, la sortie a été avancée d’une semaine en conséquence du retrait précoce de la Saône et de la floraison des Fritillaires.

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Ph. David Drencourt
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Vingt personnes ont donc profité du beau soleil et des températures (trop ?) clémentes sur les communes d’Asnières-sur-Saône, Ozan et Saint-Bénigne. L’observation de grosses populations de Fritillaire pintade Fritillaria meleagris L., 1753 a émerveillé même les plus blasés d’entre nous et bien occupé les photographes. La Renoncule à feuille d’ophioglosse Ranunculus ophioglossifolius Vill., 1789, encore plus rare, n’a cependant pas daigné nous montrer ses fleurs contrairement à la Renoncule tête d’or Ranunculus auricomus L., 1753, qui nous a accueillis avec ses fleurs aux pétales difformes ou manquants.

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Côté ciel, les Courlis cendrés Numenius arquata (Linnaeus, 1758) nous ont offert un ballet tourbillonnant émaillé de leurs trilles à faire pâlir un soprano coloratur… Les chants des passereaux nous ont permis de faire quelques révisions de début de saison, et l’envol d’une Huppe fasciée Upupa epops Linnaeus, 1758 nous aura offert le point d’orgue de cette symphonie avienne. Côté petites bêtes, les papillons étaient de sortie, le Citron Gonepteryx rhamni (Linnaeus, 1758), des piérides diverses et des vanesses pas toujours identifiées à l’espèce. Dans l’eau des fossés, quelques larves de libellules, en particulier de jeunes Aeschnes bleues Aeshna cyanea (Müller, 1764). encore sans leurs fourreaux alaires, des trichoptères divers, une larve de coléoptère prise d’abord pour un mégaloptère, et le monde des punaises aquatiques avec Nèpe cendrée Nepa cinerea Linnaeus, 1758, hydromètres, gerris et notonectes. En vol, les bourdons et d’autres hyménoptères ont vrombi au milieu de nos conversations, mais c’est sans doute un Méloé printanier Meloe proscarabaeus Linnaeus, 1758 qui nous aura le plus intrigués. Ce gros coléoptère noir violacé ne vole pas, et son abdomen massif semble disproportionné. Au stade larvaire il compte sur une abeille solitaire qui l’emportera dans son nid et le nourrira. S’il est emporté par un diptère ou un autre insecte, sa vie s’arrêtera là ! Des métamorphoses très complexes dénommées hypermétamorphoses font que cet insecte est adapté aux différents aléas de sa vie (transport, premier stade dans le nid d’abeille, deuxième forme larvaire)…

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Larve de Coléoptère
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Méloé

Une bien belle sortie pour commencer avec le printemps.

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