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Lundis du Champignon : 27/1/2014 - [Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain]
Société des Naturalistes et Archéologues de l’Ain

Lundis du Champignon : 27/1/2014

Publié le jeudi 30 janvier 2014 par Claudette TABARY

C’est devant 25 adhérents que nous entamons cette nouvelle année, avec les lundis du champignon.

Notre présidente, Arlette Froment commence par nous donner quelques infos, concernant surtout l’AG qui aura lieu le samedi 8 février : inscription au repas, menu à choisir etc….

Puis nous abordons le premier point de l’ordre du jour, à savoir les remarques ou suggestions pour l’Ecole du champignon saison 2013 :

1-Il est demandé des intervenants plus nombreux , et plus mobiles, pour circuler de table en table et guider la détermination. Pour le nombre, cela risque d’être difficile (manque de « personnel » !). Pour la mobilité, nous essaierons de nous améliorer, mais il est vrai que l’on aime bien suivre le cheminement de la réflexion jusqu’au bout, alors n’hésitez pas à appeler « au secours »……..

2-Certains voudraient que l’on note la couleur de la sporée par des pastilles colorées. Très bonne idée, mais difficile techniquement à mettre en place au dernier moment, par manque de temps. Peut-être pourrait-on mettre ces gommettes colorées sur le dos des fiches plastifiées, mais à l’avance, en reprenant tout le fichier, et uniquement pour les espèces où la couleur de la sporée n’est pas évidente et pourtant déterminante , rien pour les sporées blanches bien sûr. Qui s’y colle ??? (travail à faire en hiver par exemple).

3-Un stage de plusieurs jours est souhaité, mais l’entreprise s’avère compliquée, pour des problèmes d’hébergements mais aussi par manque d’un ou plusieurs référents (« les maîtres »), capables d’identifier à 100 % toutes les espèces récoltées.

4-Pour les thèmes abordés au cours de l’Ecole du Champignon, Danièle prévoit de traiter à l’automne prochain, les champignons à spores ocres, du moins une partie.

Exposé sur « Les odeurs des champignons » :

C’est en fait une synthèse , un résumé, sur les odeurs les plus fortes et les moins contestées des champignons, l’inventaire étant fait par familles. Vous pourrez vous procurer le petit fascicule au local de la SNAA, sur demande.

Après quelques généralités, il aborde les composants olfactifs puis l’on passe en revue les familles où il y a des champignons très odorants. Enumération un peu fastidieuse, mais agrémentée de remarques ou d’expériences des uns ou des autres.

Ainsi Danièle nous signale que si Agaricus sylvicola sent l’anis, Agaricus essettei, qui lui ressemble, sent peu, et plutôt l’amande amère, et le pied de ce dernier a un bulbe typiquement marginé.

Galerina marginata, petit champignon mortel ( cas mortel d’une fillette , rapporté par Jean-Michel , qui l’avait utilisé pour une dinette), sent un peu la farine, mais il est aussi repérable par un petit « truc » : la marge déborde des lamelles.

Dans les Inocybes très odorants, on peut rajouter Inocybe corydalina, qui sent le jasmin, et est reconnaissable au ton verdâtre sur le sommet , au centre du chapeau.

Deux cortinaires qui se ressemblent beaucoup ont des odeurs qui peuvent aider à les différencier. Alors que Cortinarius largus a une odeur faible, Cortinarius variecolor a une forte odeur de terre moisie.

Grande discussion au sujet de l’odeur de coumarine (de Clitocybe geotropa par exemple) : description, origine ?

J’ai trouvé dans un ouvrage très ancien (2 volumes de « Matières premières usuelles du règne végétal » de Em. PERROT) tous les renseignements souhaités. L’article sur Wikipedia n’est pas mal non plus.

COUMARINE : C’est une lactone de l’acide coumarinique, que l’on trouve dans beaucoup de plantes : La Flouve (dont Arlette nous a dit que c’était une graminée , Anthoxanthum odoratum), le Faham (une orchidée), la Fève Tonka (une légumineuse utilisée en chocolaterie, précision de Philippe Marchenay), le Mélilot (Melilotus officinalis), la Mélisse des bois (une lamiacée) et Liatris odoratissima (une astéracée). De nombreuses autres plantes en contiennent, mais en plus faible quantité.

Les fèves Tonka, outre la chocolaterie sont utilisées en parfumerie, et dans certains tabacs pour leur donner un goût de miel.

La coumarine existe dans toutes ces plantes sous forme d’hétérosides et elle est libérée par des phénomènes fermentaires au cours de la dessication. Ce qui explique d’ailleurs que l’on dise que la coumarine sent l’odeur de foin séché ( que l’on retrouve en plus discret pour Marasmius oreades, notre fameux « Bouton de guêtre ») .

Ce sont des dérivés de la coumarine, par fermentation humide, qui ont des propriétés anticoagulantes, et non la coumarine elle-même. C’est d’ailleurs eux qui peuvent provoquer des hémorragies chez les herbivores qui consomment du foin humide.

La molécule est depuis longtemps synthétisée pour ses nombreuses applications. Fin de la parenthèse.

Chez les Russules, on me signale Russula turci qui sent très fort l’iode au pied, et chez les Lactaires, Lactarius volemus qui sent « la marée pas fraîche ».

Pour finir cette énumération, citons l’odeur de chou pourri pour Marasmiellus foetidus et Thelephora palmata, mais ce ne sont pas des champignons que nous aurons à déterminer souvent.

En conclusion, il est vivement conseillé de noter ce que, vous, vous avez senti pour chaque espèce, même si cela ne correspond pas tout à fait aux divers Guides, qui ne sont d’ailleurs pas toujours du même avis, à la condition bien sûr que l’identification de votre champignon soit validée.

Après cet exposé, nous voyons ensemble les sujets que vous aimeriez que l’on aborde pour les prochains « lundis du champignon » :

1- Champignons de montagne et champignons de plaine.

2- Comment s’y retrouver dans la grande famille des Russules (Jean Peraire).

3- Quel champignon sous tel arbre, exclusivement ? (nous considérerons comme acquis la détermination des arbres, vue l’année dernière).

4- Associations de champignons (2 ou plusieurs espèces qu’on retrouverait toujours ensemble). Pour ce sujet, il y a désaccord sur la réalité des faits par certains. Il faudrait savoir si des travaux ont été menés dans ce sens, et si ce n’est pas seulement une affaire de lieu à un moment donné… !

5- L’étude d’une famille en particulier, a toujours ses adeptes.

Nous en venons à la détermination des quelques champignons de la soirée (grâce surtout à David) :

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Tremella aurantia
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Tubaria hiemalis
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Stereum rugosum
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Stereum rugosum bis
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Sarcocypha coccinea
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daedaleopsis confragosa
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Daedaleopsis confragosa bis
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Auricularia auricula-judae
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Auricularia auricula-judae bis
Photo DD

Tremella aurantia : d’un jaune plus foncé que T.mesenterica

Tubaria hiemalis typiquement de saison

Ganoderma applanatum : mais il est en formation et donc pas très reconnaissable si ce n’est le fait « qu’il imprime », c’est-à-dire qu’on peut tracer des traits sur la poussière brune du chapeau provenant de sa sporée.

Stereum rugosum sur les gros morceaux de bois (feuillus).

Sarcocypha coccinea avec ses coupes d’un beau rouge.

Daedaleopsis confragosa, avec ses pores de forme très variable, ronds ou très allongés, formant un labyrinthe.

Auricularia auricula-judae  : noir et gélatineux, le fameux champignon des plats asiatiques.

Polyporus badius : un peu ridé sur le chapeau, pas en très bon état, parasité. Seul son pied noir le caractérise encore.

Comme je ne serais pas là, le 24 février, c’est Danièle Bouveret qui vous préparera un sujet sur les Russules, pour savoir par quel bout les aborder……


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