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Réunion du 6 février 2012 - [Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain]
Société des Naturalistes et Archéologues de l’Ain

Réunion du 6 février 2012

Publié le mardi 14 février 2012 par Claudette TABARY

Malgré le grand froid, nous étions une bonne vingtaine pour cette première réunion de l’année.

Le bilan de l’école du champignon ayant été largement commenté, lors de la dernière réunion en 2011, et lors de l’AG, nous passons tout de suite au sujet du jour, c’est-à-dire : la culture possible (à l’échelle commerciale ) des diverses espèces de champignons.

( Les photos de la réunion sont de Gaëtan)

Gaëtan (avec également des documents d’Alain), nous avait préparé un gros dossier de 35 pages.

Pour mémoire, il est bon de rappeler que la culture du champignon est très ancienne :

Les Grecs cultivent des Pholiotes au II siècle av.J.C, avec du fumier de cheval mélangé à de la cendre, posant leur substrat sur un lit de figuier.

Un document sur les champignons shiitake remonte à l’an 199, à l’époque de l’empereur Chuai au Japon.

En France, au XVII siècle, sous le règne de Louis XIV, Jean-Baptiste de la Quintinie (jardinier) cultive le champignon de couche en plein air, quand les conditions climatiques le permettent .

A la page trois, vous retrouverez une liste de tous les champignons cultivables, auquel il faut rajouter Lepista nuda (Pied bleu). Deux pages le concernant sont jointes au travail de Gaëtan.

Avec le document distribué, nous commentons les diverses phases de culture. Il apparaît, surtout pour les morilles, que c’est extrêmement contraignant, avec de nombreux paramètres : températures, stérilité, souches des morilles, additif inducteur de fructification etc…., véritable recherche scientifique, demandant beaucoup d’investissement financier et de temps. D’ailleurs, les premières morilles bio cultivées ne seront pas sur le marché avant 2013.

Mais pour l’instant, en France, la plus grosse part du marché est occupée par le champignon de Paris (Agaricus bisporus), alors qu’en Extrême Orient, les espèces cultivées sont plus variées : shiitaké (Lentinus edodes), l’éringi ( japonais), la poule de bois, la collybie à pied de velours (Flammulina velutipes) ou le champignon noir.

Revenant d’un voyage au Laos, j’ai pu photographier les champignons que l’on rencontre très souvent sur leurs marchés : diverses pleurotes, évidemment le Shiitaké et, Auricularia auricula-judae ou Oreille de Judas, le fameux champignon noir souvent présent dans les plats asiatiques.

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Oreille de Judas

Par contre, je n’ai pu identifier les longs champignons en botte (à droite). Pour les avoir mangés dans une salade, ils ressemblent à des germes de soja, le chapeau d’1/2 cm étant à la place de la graine, mais ils sont de consistance molle et sans saveur particulière…….

Cas particulier de la truffe, il ne s’agit pas à proprement parlé de culture : on « mycorhize » des chênes. D’ailleurs l’actualité a révélé récemment le vol en grande quantité de « chênes truffiers ». Pour avoir une bonne récolte, l’analyse du sol est indispensable, celui-ci devant être de PH alcalin. On peut trouver des truffes également sous oliviers et noisetiers.

Danièle nous avait apporté un kit du commerce pour cultiver des champignons de Paris.

Notre section ayant fait récemment l’acquisition d’une minicamera à mettre sur le microscope et d’un nouvel ordinateur portable, nous avons pu l’étrenner, avec l’aide d’Arlette, observer et « capturer » l’image sur écran d’une coupe de Lenzites, et d’un Lichen où l’on distingue bien les 2 éléments : champignon et algue.

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Arlette et Michel installant le nouveau matériel
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Lichen= algue et champignon
Premiére photo captée

Pour clore la séance, nous devons choisir le thème de la suivante, qui aura lieu déjà dans 3 semaines. C’est trop court pour traiter un gros sujet comme « les champignons mychoriziens » que souhaiterait nous faire un jour, Arlette.

Nous allons essayer de faire de ces réunions mensuelles, autre chose que des conférences (il y en a par ailleurs pas mal). Privilégions le travail de recherche et de discussion en commun. C’est pourquoi je vous suggère, pour la prochaine fois, de rechercher dans votre bibliothèque, sur Internet ou même dans votre expérience personnelle des renseignements sur tous les champignons se développant sur des supports bizarres, insolites ou rarissimes. Par exemple : de Nyctalis poussant sur de vieilles Russules, de Xerocomus parasiticus poussant sur Scléroderme, de Stropharia semiglobata poussant sur des bouses, tous les petits Strobilurus poussant sur des cônes (déjà vu l’année dernière) ,et même du Psalliote des trottoirs ,ceux qui poussent sur des insectes etc………

Claudette TABARY


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