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Les larves : la face cachée des libellules - [Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain]
Société des Naturalistes et Archéologues de l’Ain

Les larves : la face cachée des libellules

Quelques questions posées à une libellule... sous l’eau
Publié le samedi 27 décembre 2008 par Marjorie LATHUILLIÈRE

Chers lecteurs, aujourd’hui, nous accueillons une libellule… qui ne semble pas en être une !

Anne Izeaud : Bonjour ! Excusez-moi mais je ne vous reconnais pas, êtes-vous bien Gomphus pulchellus ?

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Gomphus pulchellus larve

Gomphus pulchellus : Oui, oui, c’est bien moi, mais je ne suis encore qu’une larve. Nous, les Odonates, ne réalisons pas de métamorphose complète avec un stade immobile, comme le font les papillons. Les scientifiques nous classent donc parmi les Insectes… pardon, les « Hexapodes » hétérométaboles, c’est à dire à métamorphose progressive. Mais comme le milieu de vie (et donc la morphologie) de nos larves diffère de celui de nos adultes, nous sommes aussi hémimétaboles.

A.I. : Que de termes compliqués ! Mais c’est vrai qu’en y regardant de plus près, on peut voir que vous avez déjà l’abdomen allongé, les petites antennes et surtout les énormes yeux de vos adultes…

G.P. : Exactement ! Malgré cela, je ne sais pour quelle raison, la plupart d’entre vous ne nous trouve pas très agréables à regarder voire nous ignorent tout simplement. Alors que la plus grande partie de notre vie, nous la passons à l’état larvaire et que sans larve, pas d’adulte ! Selon les espèces, ils vivent de quelques semaines à quelques mois contre plusieurs mois à plusieurs années de vie larvaire, dans l’eau.

A.I. : Alors vous savez combien de temps il vous reste à vivre dans l’eau ?

G.P. : Pas exactement. Chez notre espèce, la phase larvaire comprend 15 ou 16 stades, ce qui implique de passer 2 à 3 ans dans l’eau : cela dépend des conditions environnementales. En particulier, le manque de nourriture et une température trop faible retardent notre développement. L’année dernière, je crains d’avoir pris un peu de retard mais maintenant, mon développement poursuit son bonhomme de chemin…

A.I. : Et comment a commencé votre vie ?

G.P. : Comme pour beaucoup d’animaux, chez tous les Odonates, tout commence par un œuf, pondu par une femelle juste après l’accouplement. Selon les espèces, cette ponte se fait dans le substrat, dans les végétaux, sur des végétaux, ou directement dans l’eau. A cette époque, dont je ne garde pas trop de souvenirs je dois bien vous l’avouer, nous ne sommes que de minuscules embryons qui nous développons à l’abri des conditions défavorables. C’est alors une période de diapause qui commence, pour attendre de meilleures conditions. Cela peut durer quelques jours mais le froid ou la sècheresse obligent certains d’entre nous à passer toute la mauvaise saison ainsi, avant de pouvoir poursuivre leur développement.

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Ponte endophyte solo
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Ponte endophyte en tandem

A.I. : C’est alors une larve qui sort alors de l’œuf ?

G.P. : En fait, c’est une prolarve qui sort de l’œuf. A ce moment, je ne payais vraiment pas de mine : on m’aurait prise pour un petit ver ! J’étais incapable de me nourrir ou de me déplacer. Autant dire que pour les libellules dont les œufs sont pondus hors de l’eau, c’est du sport ! Les prolarves en sont réduites à se tortiller pour rejoindre l’eau !

A.I. : Ces femelles auraient-elles pris un coup de soleil ? Pourquoi pondre en dehors de l’eau alors que vos larves sont toutes aquatiques, au moins pour les espèces européennes ?

G.P. : Pour certaines, c’est vrai, il s’agit d’une erreur de casting qui sera fatale à leur descendance. Mais pour d’autres espèces, c’est tout à fait adapté. La femelle pond dans des zones exondées qui se retrouveront sous l’eau pour le développement des larves.

A.I. : Vraiment ? Comment peuvent-elles prévoir cela ?

G.P. : Aucune magie là-dessous. C’est juste que depuis leur apparition sur Terre, il y a très longtemps, nos différentes espèces ont eu le temps d’évoluer pour s’adapter parfaitement à leur environnement. Ce comportement exceptionnel est donc simplement le résultat de milliers de générations soumises au hasard et à la sélection naturelle… Personnellement, je trouve cette option risquée puisque les prolarves sont particulièrement vulnérables. Fort heureusement, chez mon espèce, nous avons opté pour une technique beaucoup plus classique de ponte dans le milieu aquatique.

A.I. : Comment avez-vous survécu en tant que prolarve sans pouvoir vous nourrir ?

G.P. : Cette phase est très courte : au bout de quelques heures (mais cela peut être de l’ordre de quelques secondes chez certaines !), je me suis transformée en vraie larve d’Odonate digne de ce nom.

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Jeune larve

A.I. : Vous aviez alors l’aspect que l’on vous voit aujourd’hui ?

G.P. : Globalement, oui, mais vous n’auriez alors pas pu m’identifier car nous nous ressemblons toutes, à cet âge. Nous avons également une taille réduite, bien sûr. Avec notre exosquelette, impossible de grandir progressivement alors il nous faut plusieurs mues (entre 9 et 16 selon les espèces) pour atteindre une taille respectable et pouvoir nous transformer en imago. De nombreuses transformations internes se produisent aussi : notre organisme devient de plus en plus complexe. C’est parfois déroutant, toutes ces transformations ! Par exemple, à ma prochaine mue, mes ailes vont apparaître…

A.I. : … à quoi cela vous servira-t-il sous l’eau ?

G.P. : Sous l’eau, à rien. Mais comme nous n’avons pas de stade nymphal, notre organisme doit se préparer petit à petit à notre sortie de l’eau. C’est pourquoi, dans nos derniers stades, nous portons des fourreaux alaires, sortes de sacs où se développent les futures ailes.

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Morphologie

A.I. : Mais pendant tous ces stades, vous gardez un corps en 3 parties, 2 antennes et 6 pattes, comme tout Hexapode qui se respecte ?

G.P. : Bien sûr, mais il ne faut pas pour autant nous mettre dans le même sac que d’autres insectes à larves aquatiques, tels que les éphémères, les perles, etc… Pour éviter toute confusion, regardez sous notre tête : nous possédons une arme redoutable, exceptionnelle, et unique dans tout le monde vivant… notre masque !

A.I. : Cordulegaster bidentata, que nous avons reçu précédemment, ne nous avait pas parlé de cela. De quoi s’agit-il ?

G.P. : Elle n’a pas pu vous présenter son masque car elle l’avait perdu ! Il s’agit d’une exclusivité larvaire, dont nous sommes très fières, même si cela est sans doute à l’origine de notre réputation de « monstre aquatique » ! Notre masque est en fait notre lèvre inférieure transformée en bras articulé, muni de 2 crochets mobiles et acérés à son extrémité.

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Masque d’Aeschnidé

A.I. : Il vous sert à manger vos proies, j’imagine ?

G.P. : Pour être plus précis, il nous sert à capturer nos proies et à les ramener vers nos mandibules qui se chargent de les déchiqueter. Ce bras peut se déployer en quelques fractions de secondes, ce qui nous permet de capturer de nombreux autres animaux des mares et rivières : crustacés, autres insectes aquatiques, notamment des larves de diptères…

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Masque de Cordulidé

A.I. : … alors, larves comme adultes, vous consommez des diptères ?

G.P. : Oui, tout au long de notre vie, nous contribuons à limiter les populations de mouches et de moustiques. Tout de suite, vous nous trouvez plus sympathiques, n’est-ce pas ?… Mais pourquoi avez-vous toujours besoin qu’un être vivant présente une utilité directe pour le respecter ?

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Masque

A.I. : Ce n’est pas le cas de tous les hommes, heureusement ! Vous assurez l’équilibre des écosystèmes, en tant que prédateur. Il se chuchote même, entre roseaux et nénufars, que vous êtes capables de vous attaquez à des têtards, alevins et petites grenouilles ?

G.P. : Oui, comme je vous le disais, c’est une arme redoutable, et nous avons besoin d’énergie pour notre développement ! Mais nous ne mettons pas un têtard à notre menu tous les jours ; le plus souvent, nous devons nous contenter d’animaux plus petits. En ce qui me concerne, je suis encore trop petite mais j’espère avoir un jour l’occasion de m’attaquer à un têtard !

A.I. : Et qu’en est-il de cette légende qui fait frissonner d’horreur les petites larves de libellules quand tombe la nuit sur l’étang : il paraît que certaines d’entre vous sont cannibales ?

G.P. : Oui, au besoin, c’est juste un moyen de réguler nos populations : si la nourriture vient à manquer, mieux vaut manger quelques unes d’entre nous plutôt que de toutes mourir de faim. Cela dit, j’espère ne jamais en arriver à cette situation !

A.I. : Nous vous le souhaitons ! En attendant, vous devez passer beaucoup de temps à parcourir votre domaine dans tous les sens à la recherche de vos proies ?

G.P. : En fait, comme beaucoup d’autres libellules, je suis plutôt adepte de la chasse à l’affût : enfouie dans le substrat ou cachée au milieu de la végétation, j’attends patiemment qu’une proie passe à proximité. Mes énormes yeux composés m’aident à les repérer. Ensuite, il suffit d’un petit coup de masque pour commencer un bon repas.

A.I. : Cette technique d’affût vous permet de faire d’une pierre deux coups : attendre que la nourriture vienne à vous sans risquer de vous faire manger à votre tour !

G.P. : C’est vrai que nous sommes des championnes du camouflage. Nos déplacements sont lents, nos couleurs sont cryptiques et certaines d’entre nous vont même jusqu’à arborer une véritable tenue de camouflage, confectionnée par leurs soins : boue, vase, éléments végétaux. Ainsi, vous pouvez passez de longs moments à scruter le fond de l’eau sans nous voir !

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Se camoufler

A.I. : Mais n’est-ce pas un handicap de se déplacer lentement, quand un prédateur vient à vous ?

G.P. : En cas de danger inévitable, nous sommes capables d’immobilisation réflexe. Cela m’a sauvé la vie plus d’une fois, car nombre de nos prédateurs se désintéressent d’une proie qui ne bouge plus. Si la fuite est encore possible, nous avons une autre arme secrète : la propulsion sous-marine ! En expulsant d’un coup sec le contenu de notre ampoule rectale, nous pouvons fuir hors de portée des dents, griffes et autres becs. L’orientation est plus qu’approximative mais la réussite est assurée par la vitesse.

A.I. : Une ampoule rectale… de quoi s’agit-il cette fois ?

G.P. : Contrairement aux larves de Zygoptères, nous ne possédons pas de lamelles branchiales en forme de feuillets au bout de l’abdomen. Par contre, avez-vous remarquez les petites pointes qui s’y trouvent, chez moi ?

A.I. : Oui, la pyramide anale ?

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Pyramide anale

G.P. : Exactement ! Elle entoure notre région anale, qui cache une cavité interne que nous pouvons remplir puis vider d’un coup pour notre fuite. Cette poche a en plus une autre fonction, primordiale : elle nous permet de respirer grâce aux branchies qui s’y trouvent. Cela dit, il nous faut aussi nous préparer à notre sortie de l’eau donc, petit à petit, une respiration par trachée se met en place. Telle que vous me voyez, je viens tout juste d’inaugurer mes premiers stigmates respiratoires. Pour l’instant, je ne sais pas trop comment ça marche mais il va falloir que j’apprenne…

A.I. : C’est vrai que c’est un bouleversement de taille, de passer du milieu aquatique au milieu aérien ! Vous nous raconterez ce grand moment ?

G.P. : Bien sûr, avec joie, si je survis jusque là car il ne faut pas se le cacher, les dangers sont nombreux !

A.I. : Vous avez, vous aussi, vos prédateurs…

G.P. : Oui, bien sûr, canetons, grenouilles (les grandes, cette fois) mais aussi d’autres insectes tels que les dytiques ou les nèpes. Et puis il y a les poissons. Certaines libellules ont développé des moyens de défense spéciaux, tels que les impressionnantes épines dorsales et latérales d’Epitheca bimaculata

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Epitheca bimaculata

et de Boyeria irene. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde alors dans les petits plans d’eau, la présence de poissons est presque incompatible avec la présence de libellules, ou en tout cas d’un cortège diversifié de libellules. Pour vos mares d’agrément, s’il vous plaît, n’introduisez pas de poisson : paradis pour libellules ou aquarium à poisson, il faut choisir !

A.I. : Vous voudriez que l’on supprime tous les poissons pour vous ?

G.P. : Non, seulement : évitez d’en mettre dans les pièces d’eau trop petites pour qu’ils y trouvent leur place. Pour le reste, manger sans être mangé, c’est le jeu de la nature, nous l’acceptons ! Par contre, nous subissons de plus en plus d’agressions contre lesquelles nous sommes bien peu armées… Est-ce bien utile que je précise quels en sont les auteurs ?

A.I. : J’ai bien peur qu’il s’agisse de notre espèce…

G.P. : Eh oui ! les hommes, par leur besoin grandissant d’espace et leur comportement irresponsable sont à l’origine de la régression de nombreuses espèces d’Odonates : détérioration voire destruction des zones humides, pollutions, piétinement, changement climatique…

A.I. : … mais le changement climatique nous permet par exemple de voir de plus en plus fréquemment des espèces telles que Crocothemis erythraea dans notre région, alors qu’elles étaient limitées aux côtes méditerranéennes de la France il y a quelques décennies !

G.P. : Oui, bien sûr, mais on ne sait pas si les bouleversements climatiques seront bénéfiques à long terme pour ces espèces, puisque personne ne peut prédire avec exactitude comment le climat va évoluer. Et puis, pour une espèce favorisée par ces modifications, combien disparaissent irrémédiablement de nombreux sites ? Même pour celles, comme Libellula depressa, qui sont capables de survivre enfouies dans un substrat juste humide, une période d’assèchement trop longue peut être fatale.

A.I. : D’autant plus que le changement climatique n’est pas le seul problème…

G.P. : Hélas non ! Si nos adultes peuvent voler pour tenter de trouver des milieux plus propices, ce n’est pas notre cas. Comme nous l’avons dit, nos capacités de déplacement sont limitées. Autant dire que nous ne pouvons que subir la plupart des atteintes faites à notre milieu de vie. Si certaines espèces supportent des eaux un peu polluées, aucune n’en a besoin pour vivre. En revanche, d’autres espèces sont très sensibles à la moindre modification de l’écosystème. Elles constituent alors de véritables indicateurs de la qualité de l’eau.

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Drainages

A.I. : Vos milieux subissent de nombreuses agressions en effet. Mais vous pouvez au moins vous consolez en pensant que, contrairement à d’autres, vous n’êtes pas consommées par les hommes, vous n’êtes pas mises en collection…

G.P. : Détrompez-vous ! Même si nous sommes moins connues du grand public que nos imagos ou d’autres insectes, certains spécialistes n’hésitent pas à nous sacrifier pour se constituer des collections personnelles. A l’heure de la photo numérique et avec les ouvrages grand public de qualité qui existent, quel intérêt ?

A.I. : Mais pour mieux vous connaître, les naturalistes ont besoin de vous capturer tout de même !

G.P. : Une capture momentanée, passe encore. A l’exception des espèces protégées ; la loi interdit aussi la capture de leurs larves. Pour toutes les autres espèces, n’agissez pas n’importe comment, nous sommes fragiles !

A.I. : Il paraît pourtant que vos pattes peuvent repousser !

G.P. : Oui, dans certains cas d’amputation, une régénération est possible mais cela ne marche de toute façon pas plusieurs fois. Alors évitez de nous faire gaspiller cette possibilité unique de survivre à l’attaque d’un prédateur !

A.I. : Alors quels sont les conseils que vous donneriez aux naturalistes ?

G.P. : Tout d’abord, remplacez votre fidèle filet par un troubleau ou une simple passoire de cuisine, pour explorer le milieu aquatique à l’aveuglette (nous nous cachons souvent dans le fond). Ensuite, si vous avez la chance de nous capturer, ne nous manipulez pas inutilement et faites-le avec le plus de délicatesse possible. Oui, malgré nos allures de monstre, nous sommes délicates ! Et puis n’oubliez pas que l’hiver, le milieu aquatique fonctionne comme un régulateur thermique qui nous épargne les températures trop basses alors évitez de nous sortir de l’eau. L’hiver dernier, j’ai subi un méchant coup de froid !

A.I. : Parce qu’il est même des naturalistes pour partir aux libellules en hiver ?!

G.P. : Bien sûr, c’est même très intéressant de profiter de cette morte saison d’autres disciplines pour en savoir plus sur nous et nos habitats larvaires ! Notez cependant que vous ne pourrez que très difficilement nous identifier avant les derniers stades larvaires.

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Aeshna au sortir d’une mue.

A.I. : Peut-on trouver des larves dans tous les milieux aquatiques ?

G.P. : Oui, à moins qu’ils ne soient particulièrement dégradés ! Chaque espèce a besoin de certaines conditions de qualité de l’eau, de température, de taux d’oxygène, de fonctionnement de l’écosystème, etc… Certaines d’entre nous sont très spécialisées, d’autres sont plus généralistes (ce qui est mon cas), mais tous les milieux aquatiques ont leurs libellules : des sources aux grands fleuves, des mares aux tourbières ; l’hiver est justement l’occasion de faire un peu d’entomosociologie.

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Milieux

A.I. : Encore un mot barbare !

G.P. : Il s’agit de mieux connaître les cortèges d’espèces qui occupent chaque type d’habitat. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les Parthénope qui nous sont consacrés, dont l’excellent travail coordonné par Cyrille Deliry sur la région Rhône-Alpes…. J’y ai même appris des choses sur ma propre espèce !

A.I. : Et quel statut de menace vous attribue-t-on dans cet ouvrage ?

G.P. : Je ne fais pas partie des libellules menacées ; je serais même plutôt en augmentation. Mais attention ! ce n’est pas une raison pour massacrer mon espèce ! Entre les dangers naturels et les agressions anthropiques, chacune de nos femelles doit pondre des centaines d’œufs pour espérer que quelques-uns arrivent à leur tour à se reproduire avec succès…

A.I. : Alors, bonne chance pour surmonter tous ces obstacles. Et rendez-vous très bientôt pour le récit de votre émergence !

G.P. : J’attends ce moment avec un peu d’appréhension mais surtout… beaucoup d’impatience !

En attendant de retrouver Gomphus pulchellus, nous vous souhaitons de bonnes fêtes ! Si vous voulez en savoir plus, entre la bûche et l’ouverture des cadeaux, nous vous conseillons le site des Histoires Naturelles en Rhône-Alpes & Dauphiné… et ailleurs de Cyrille Deliry et celui du Groupe de recherche et de protection des libellules Sympetrum.

Photos de Marjorie LATHUILLIÈRE et Régis KRIEG-JACQUIER


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